SITE WEB DE TEMBELY MODIBO

SITE WEB DE TEMBELY MODIBO

L'Imprudent, le Mal-saint et les Honorables

De l’imprudence du Ministre

 

Oui, peut-être que le Ministre Moussa a été imprudent. Oui, Le Ministre Sinko est allé peut-être un peu trop vite. Qu’à cela ne tienne, il ne faut pas faire dire au Ministre Coulibaly ce qu’il n’a pas dit. Ce qu’il a dit, c’est que « si les écarts se maintenaient, il n’y aura pas de second tour ». Constatez bien le conditionnel !

 

Il a évoqué une « tendance » qui conforte pour le moment un Candidat en l’occurrence Ibrahim Boubacar Keïta (IBK). C’est tout, c’est bref et c’est mieux.

 

A la mauvaise foi de l’un

 

Alors pourquoi tous ces bruits du côté de Soumaila Cissé ? Pourquoi, il pleure déjà son sort ? Pourquoi, il se sent déjà obliger de justifier son poids politique ?

 

Soumaïla Cissé a parlé de "répartition politique connue" au Mali. Mais de quelle répartition politique connue parle t-il ? Est-elle figée cette prétendue répartition politique connue ? Les maliens sont-ils condamnés à rester fidèles un parti politique ? Pourquoi alors ATT (sans parti politique) a été élu Président ? Tiens tiens face à lui en 2002 avec son parti d'alors, ADEMA, avec toute sa répartition politique ? Oubliant sciemment ici que l’élection présidentielle n’est pas seulement qu’une affaire de répartition politique. C’est aussi la rencontre d’un homme ou une femme avec son peuple. Ne pas reconnaitre cela, est mal-saint de la part de Soumaïla Cissé sinon une mauvaise foi de sa part eu égard son intellect et sa carrure politique. Que ça soit l’un ou l’autre, cela ne lui honore pas.

 

Au moins pour une raison. Et elle est historique. Car si quelqu’un devrait contester des résultats d’une élection présidentielle au Mali, c’était bien IBK. C’est incontestablement IBK. Lui qui a été écarté volontairement et consciemment en 2002 (Même le quai d’Orsay l’a reconnu par la voix de Laurent Bigot) du 2ème tour au profit de qui déjà ? D’ATT et de ce même Soumaïla Cissé qui est entrain de pleurnicher actuellement.

 

En rappel de l’honneur de l’autre

 

Et pourtant, IBK n’a pas crié aux fraudes, alors qu’elles étaient avérées, il n’a pas crié au scandale alors qu’il était dans le droit de le faire. Il ne l’a pas fait parce que la stabilité du pays le préoccupait. Il ne l’a pas fait parce qu’il ne visait pas que sa propre personne. Décidément. Au contraire, IBK a même réuni ses soutiens pour les calmer. Pour les dire de ne pas manifester et d’accepter les résultats de la cour constitutionnelle. Et pourtant le Mali ne sortait pas là d’une crise majeure. Mais, il a eu cette sagesse là quand même.

 

Aujourd’hui, le Mali est en voie de sortir d’une crise majeure. Et les élections de cette année ont été jugées par tous les observateurs internationaux comme satisfaisantes. Ces derniers sont unanimes sur le fait que le scrutin s’est déroulé sans incidents majeurs susceptibles de remettre en cause les résultats qui en seront issus. Alors franchement pourquoi, ces contestations avant même la proclamation officielle et intégrale des résultats ? Pourquoi, il devrait y avoir obligatoirement un second si telle n’est pas décidément la volonté exprimée par les maliens ? Quelles sont donc les véritables intentions de Soumaïla Cissé et de ses acolytes du FDR qui pour tout dire n’ont pas trop attendu pour faire savoir que la stabilité du Mali les emporte peu ?

 

Et de son précédent

 

La dichotomie semble évidente entre ceux qui pensent aimer le Mali et ceux qui l’aiment véritablement. Je n’ai pas dit entre ceux qui pensent aimer le Mali et « celui qui l’aime véritablement ». Non, je ne saurais le dire. J’ai bien dit ceux qui l’aiment véritablement et qui taisent leurs égos, leurs intérêts personnels à des moments improbables comme IBK l’a fait en 2002. Comme Me Mountaga Tall l’a fait en 1992 après le premier tour de l’élection présidentielle.

 

C’est un rappel intéressant que je fais ici à l’endroit de tous les mauvais perdants qui veulent empêtrer notre Pays (déjà abimé par une crise majeure) dans un conflit post électoral. Justement en 1992 après la proclamation des résultats, Me Mountaga Tall a déclaré au journal de RTM qu’il a été déclassé 3ème alors qu’il est sorti 2ème des Urnes mais qu’il accepte ce déclassement pour ne pas entrainer le Pays, Son Pays, dans une nouvelle crise, après 1991. C'est salutaire de la part de l'homme qui n'a pas attendu Algore et pour respecter le verdict de la cour constitutionnelle de son pays, et pour éviter à son pays l'instabilité tout court.

 

Comme celle d’IBK en 2002, cette belle sagesse de Me Mountaga Tall devrait inspirer certains dans notre Pays convalescent d’une des plus grandes crises de son histoire… Ce n’est pas encore gagné à tord ou à raison !

 

Par Modibo TEMBELY



31/07/2013
2 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 26 autres membres